Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (Louis Arjaillès, aussi). Maison de confiance depuis 2007.


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

vendredi 8 décembre 2017

Tout simplement


Au pays de tes merveilles

Ricardo Silvestre, Valencia, Spain 1999

Vergogna*

Les "gardiens de San Marco" tentent de raisonner les visiteurs inconscients.

Le comportement
des touristes à Venise
est de plus en plus odieux.
Ce court reportage donne une idée de la situation,
et l'on comprend que les Vénitiens soient excédés : voir ici

* Honte

jeudi 7 décembre 2017

Aaaah, l'air du large !


Quand Rupert jouait Freddy

Vous
souvenez-vous
du titre de ce film ?

"Seule la terre" : actuellement au cinéma *



Synopsis



Johnny travaille du matin au soir dans la ferme de ses parents, perdue dans le brouillard du Yorkshire. Il essaie d’oublier la frustration de son quotidien en se saoulant toutes les nuits au pub du village et en s’adonnant à des aventures sexuelles sans lendemain. Quand un saisonnier vient travailler pour quelques semaines dans la ferme familiale, Johnny est traversé par des émotions qu’il n’avait jamais ressenties. Une relation intense naît entre les deux hommes, qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais. 

Le film est précédé d'une bonne réputation et les premières critiques crédibles sont positives.
Je reviendrai donner mon sentiment quand je l'aurai vu.

 

 * 46 salles en tout et pour tout dans l'hexagone !

Illuminations de Noël

Je ne sais pas où c'est*,
mais c'est vraiment très réussi.

*Ugo, notre vigie, nous signale qu'il s'agit de décorations traditionnelles à Heraklion, en Crète.

mercredi 6 décembre 2017

Décrassage

Herbert List : jeunes ouvriers d'une usine de caoutchouc - Hamburg 1954

Mon cher ange


Il nostro caro angelo



Il y a un monde, sans doute, de Pasolini à Mogol/Battisti.
J'osai toutefois le parallèle en découvrant cette image de PPP accompagné d'un "angelo" sans doute plébéien, tel qu'il les aima.

Auteur inconnu, années 60
La fossa del leone
è ancora realtà
uscirne è impossibile per noi
è uno slogan falsità.

Il nostro caro angelo
si ciba di radici e poi
lui dorme nei cespugli sotto gli alberi
ma schiavo non sarà mai.

Gli specchi per le allodole
inutilmente a terra balenano ormai
come prostitute che nella notte vendono
un gaio cesto di amore che amor non è mai.

Paura e alienazione
e non quello che dici tu
le rughe han troppi secoli oramai
truccarle non si può più.

Il nostro caro angelo
è giovane lo sai
le reti il volo aperto gli precludono
ma non rinuncia mai
cattedrali oscurano
le bianche ali bianche non sembran più.
Ma le nostre aspirazioni il buio filtrano
traccianti luminose gli additano il blu.

Issue de secours


mardi 5 décembre 2017

Danseur

Photo Ewoud Broeksma

Éclaboussé

The Music Lovers


Richard Chamberlain est Tchaïkovski

Il m'est à tout jamais impossible d'établir une critique, d'avoir le moindre jugement cinématographique sur ce film de Ken Russel, réalisateur provocateur, sulfureux, de films que certains encensent et que d'autres rangent au rayon des colifichets, de l’esbroufe, du clinquant.
La scène de la lutte des deux hommes nus (Oliver Reed et Alan Bates) dans Love (Women in love 1969) défraya la chronique et Les diables (The Devils 1971) attirèrent un public heureux de voir enfin à l'écran du sang, du sexe et des larmes, cocktail enivrant dans le paysage cinématographique de l'époque ou, pourtant, Peckinpah...
Entre ces deux films sortit The Music Lovers (La symphonie pathétique, bio plus que romancée de Tchaïkovski, où Russel osait aborder de front l'homosexualité de l'immense compositeur russe, soigneusement occultée dans les hagiographies tournées en URSS.
Je ne sais dans quel état je trouverais ce film si je le voyais aujourd'hui : j'en garde le souvenir d'une fresque flamboyante, épique, délirante et la scène où Glenda Jackson se donne en proie aux pensionnaires de l'asile d'aliénés où elle finit ses jours m'a marqué à tout jamais.
Je suis presque sûr que ce Music Lovers n'est un bon film que dans mon souvenir, tant j'ai trouvé de fort mauvais goût, à la nouvelle vision de films comme Mahler et l'impayable Lisztomania du même réalisateur.
Mais, voyez-vous, ce film est intimement lié à mes premiers émois d'adolescent assumant sans peine (ça existe ! et dans le contexte post-soixante huit, cela semblait simple) sa différence.
Je le vis dans un cinéma de Cannes, le Star, en compagnie de B. que j'aimais ce jour-là : le cinéma était "permanent" et nous étions étions tellement émus, à la limite de la commotion, que nous décidâmes de rester à la séance suivante.
Encore sous le choc, nous fûmes obligés de sortir pendant les avant-programme (dessins animés, actus et "réclames") car nous voulions rester "dans le film".
J'achetai peu après la bande originale (dirigée par André Previn) que j'écoutais inlassablement.
Je me souviens que K. vint un soir dans ma chambre, à côté du salon où mes parents regardaient la télévision, qu'il s'allongea sur le lit pour écouter le disque et que nous partîmes précipitamment, fonçant dans sa "mini" pour aller jouir ensemble au Cap d'Antibes, moi et lui qui était un tombeur de filles réputé dans notre cercle d'étudiants.
Je me rappelle aussi d'A., dont je scrutais les penchants avant de me lancer, et qui caressa la photo de Richard Chamberlain sur le carton glacé de la pochette et me dit "il est beau", me libérant de mes douloureuses interrogations.
Comment voulez-vous que j'aie une approche purement cinématographique de ce que je considère comme l'un des plus beaux films du monde ?

Ce n'est que bien des années après que j'appris "officiellement" l'homosexualité de R. Chamberlain : tout s'expliquait !

Nota bene

C'est l'un des tout premiers billets de ce blog, publié il y a dix ans et quelques jours. 
Depuis lors est sorti un DVD de bonne facture : le film a plutôt bien traversé les années et se laisse voir sans déplaisir.
Pour moi, évidemment, c'est autre chose.

Bonus :
l'Ouverture du ballet Romeo et Juliette revient, lancinante, à plusieurs reprises dans le film. En voici une belle interprétation par le Royal Concertgebouw Orchestra(Amsterdam) dirigé par Andris Nilson.


lundi 4 décembre 2017

Sous divers aspects


Partager


De chausses et d'autres


Je note le retour des chaussettes blanches aux pieds des jeunes gens modernes ; en mode "tennis" de surcroît, que l'on croyait reléguées dans le grenier des accessoires définitivement ringards.
Dans les années 80 et un peu au delà, Michael Jackson en fit une image de marque imitée par la grande foule de ses adeptes avant de subir les foudres des "tendanceurs" (ah, la novlangue !).
Personnellement, j'absous tous les jeunes gens dotés d'un charmant cou-de-pied, auxquels je délivre habilitation à enfiler ces choses que l'on gardera, nous autres, pour accompagner les costumes blancs de l'été.

  










À peu de choses près, ce pourrait être mon balcon parisien, où l'on peut prendre un verre à deux (mais pas plus) quand reviennent les beaux jours.
J'y inviterais volontiers ce garçon un peu chiffonné d'on ne sait quels excès, mais qui, privilège de la jeunesse, n'en reste pas moins tout à fait désirable.







J'ai cessé de fumer.
Il a fallu l'hypnose pour
vaincre cette addiction qui
mangeait ma vie.
C'est une délivrance.
Fier de moi.





Bientôt Noël.
Dépêchons-nous
de faire nos emplettes,
comme ces citoyens américains
avisés, qui savent que tout se paie
plus cher à l'approche de la date fatidique.









Dans la première décennie de ce siècle, et un peu au-delà, Jean-Philippe Guillemain photographiait des anges, dont certains faisaient partie des jeunes espoirs de l'Opéra de Paris.
Le plus souvent, les photos étaient très "nature", sans effets prétendument artistiques, les modèles n'étaient pas outrageusement maquillés, les retouches étaient réduites au nécessaire.
Le photographe a tourné cette page de son existence. Ses clichés, jamais "clichés", demeurent.


Ah oui,
le 17 novembre dernier, ce blog
a eu 10 ans ; ce qui m'a totalement échappé.





Call me...

by
your
name.