Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (Louis Arjaillès, aussi). Maison de confiance depuis 2007.


Tombe, Victor !

mardi 28 mars 2017

Grand classique

Bill Harrison par George Platt Lynes - 1936

Et vive le tourisme !

Sorrento 2014 : les Italiens et la plage, un véritable culte.

Martin Parr a accumulé, au fil des ans, une somme impressionnante de photographies rapportées de ses voyages. Dans nombre d'entre elles, il ironise sur ce que l'on appelle communément "tourisme de masse". Parr expose à Londres (sur une île qui fut autrefois en Europe) du 21 avril au 7 mai.


Si vous prononcez, chez nous, le mot "pigeon", vous générez à coup sûr une grimace de dégoût. Ailleurs, même si, pour les habitants, c'est devenu un véritable fléau, c'est terriblement couleur locale. Les Vénitiens ont dû prendre des mesures, car les fientes corrodent chaque jour un peu plus les merveilles architecturales de la Sérénissime.
La photo date de 2005. Dorénavant, on fait la chasse aux vendeurs de ces graines qui permettaient de faire de jolies zimages.

Athènes, 1991.
C'est comme à Austerlitz.
Il faut pouvoir dire "j'y étais".
La photographie à-tout-va est devenue mode de vie depuis l'arrivée du numérique et des smartphones. J'ai déjà dit dans ces pages tout le mal que j'en pense.

Pise, 1991.
J'avoue que je me suis fait prendre (en photo) devant la Tour récemment : mais dans une situation totalement absurde qui tourne en dérision les facéties ordinaires de la gent touristique.
Ayant le sens du ridicule, je vous épargne ce "cliché".


Toutes les photos : 

lundi 27 mars 2017

Quel beau panorama !


Je suis très bord de mer, aujourd'hui.

Ange émergeant

Évidemment fouloulou !

Splendeur : livre à lire absolument

Fils unique d'une famille meurtrie par la dépression et l'alcoolisme, Guido grandit dans l'ignorance de ces maux, porté par un amour absolu pour une mère absente. Il erre dans son appartement, son immeuble, où la famille du gardien, vibrante de vie, prend beaucoup de place. Le fils surtout, Costantino, qu'il côtoie depuis toujours, dans la cour de l'immeuble comme à l'école, sans jamais oser en faire son ami.
Pudeur, timidité rongent les deux enfants jusqu'à l'adolescence quand, un soir, pendant un séjour en Grèce, ils découvrent leur sexualité. La peur de se livrer, de s'assumer, de s'aimer conduit l'un et l'autre vers deux chemins différents. Guido poursuit ses études à Londres, où il découvre une nouvelle culture underground et s'enivre dans une errance urbaine entre drogue, sexe hétéro et abstinence homo… jusqu'à ses retrouvailles avec Costantino.
Pourront-ils enfin goûter la splendeur aperçue quelques fois, toujours espérée ? 


Voici que m'arrive un roman qui pourrait décourager toute velléité littéraire : cette femme décrit cette relation hors-normes dans un style que la traduction honore.
Oui, ça rend humble et m'appelle à plus d’exigence si je veux continuer à écrire. 
C'est bien meilleur que le dernier Philippe Besson qui n'est pourtant pas si mal.
C'est d'une femme, c'est d'une Italienne, que je rêve blonde, d'âge mûr, dotée d'une voix rabotée par trop de cigarettes, et c'est un grand livre.

Margaret Mazzantini
Splendeur
Robert Laffont (21,50 €)

Si petit pour un si grand


dimanche 26 mars 2017

Petit Poucet

Attention, ici rôde l'ogre Silvano !

Fleurs de saison

Hyper stylé,
ce short, non ?

Je vous souhaite un
bon dimanche
et
un joli printemps.

Des spaghetti sans "s"

Les restaurants prétendument "italiens" prolifèrent chez nous, garantissant, sans doute, de juteux bénéfices à leurs tenanciers, vu le prix de revient des pâtes plus ou moins industrielles, sans parler de celui de la pizza.
La bonne réputation de la gastronomie transalpine aidant, Monsieur Dupont peut donc impunément baptiser sa gargote "trattoria", "ristorante" ou "osteria" pour piéger le gogo et lui servir ses carbonara à la crème et aux lardons en barquette, sa pizza merguez et autres hérésies.
Si on a quelques notions d'Italien, on pourra aisément distinguer le bon grain de l'ivraie, la lecture de la carte donnant de précieuses indications : on peut fuir les "spaguetis à la carbonara" ainsi orthographiés, voire des "spaghettis" que ce pluriel francise. De nos jours, heureusement, on peut facilement se renseigner sur Internet et trouver l'établissement honnête, tenu, c'est la moindre des choses, par des restaurateurs originaires du pays de Dante.

Des spaghetti "au poids". Et quel beau sourire !


Avez-vous pensé...


au changement d'heure ?

vendredi 24 mars 2017

Rapprochements

De plus,
il y a de quoi lire
et écouter de la musique.
Le bonheur ?

Provoquez-nous !

Thomas Edwin par Hadar Pitchon 2016
Je viens d'écrire un billet sur Violence et passion (le précédent) et voilà que le hasard met cette photo sous mes yeux.
Je trouve essentiel (dans tous les sens du mot) que les jeunes soient révoltés, provocateurs, qu'ils renversent les statues et les statuts.
J'approuvais l'autre jour, en commentaire, un article de Véhèmes (blog ami qui induit la réflexion) où l'auteur déplorait la normalisation des mœurs (je raccourcis : qu'il m'en excuse).
Le désir (où ? Quoi ? Quand ? Comment ?) d'un grand nombre de jeunes homos de reproduire à l'identique un modèle hétérosexuel de vie en couple "administré" qui a pourtant démontré sa vacuité dans les dernières décennies, ce besoin d'entrer dans un moule de nature à rassurer les montreurs de marionnettes qui gèrent la société, cette négation de l'amour-passion, sont préoccupants.
Cette notion de mariage dûment oblitéré et enregistré - que j'ai pu défendre malgré tout, uniquement pour emmerder ses contempteurs - est à mon sens profondément réactionnaire : il faut se méfier des registres.
Dans la suite d'un Tombe, Victor ! qui fut bien sage (c'est inhérent à l'âge des protagonistes) actuellement en gestation, je dirai combien, à mon sens, l'homosexualité doit être révolutionnaire.

Jeunesse décadente



Cette scène de Violence et passion est révélatrice des mœurs d'une certaine jeunesse dans l'après soixante-huit.
Une fois de plus, après Le Guépard, Lancaster endosse la peau d'un personnage confronté à la fin d'un monde.
Avant que tout ne se remette en place et que les rebelles d'hier ne deviennent les puissants d'aujourd'hui.

En cadeau-bonus, la chanson d'Iva Zanicchi que l'on entend dans cette scène, variété italienne "facile" mais prégnante :




Ambiance studieuse

Chez le peintre Patrick Procktor en 1968 | Photo Cecil Beaton

jeudi 23 mars 2017

Oh oui, vite, la 3D !


Clair-obscur

Vinicius Pires a pris cette photo.

Ange de la rue


Grand classique

À même la peau, c'est bien aussi.
Indémodable, la chemise en jean séduit nombre de jeunes.
Elle peut se porter en toute circonstance, décontractée avec un pantalon noir ou un jean d'une couleur différente, avec un short, ouverte sur un tee shirt, ou sur le mode "habillé" avec une cravate et de belles chaussures bien cirées.
J'en ai toujours possédé une ou deux.
Celles de la marque la plus connue sont quasiment inusables.

mardi 21 mars 2017

Houlala...

Julian Schneyder by Alasdair McLellan
"on" a coupé la photo,
mais je crois qu'ils sont
trois, tout nus, une fille
et deux garçons.
Oui : houlala

Aimable conversation




Tout jeune, je détestais
mettre des chaussures de ville
avec des pantalons courts.
Je me souviens du jour où,
ainsi accoutré, j'avais croisé en ville
Philippe, celui que mon cœur avait élu.
J'en avais été horriblement gêné.
Avisant la photo ci-dessus, je trouve que
c'est finalement* plutôt seyant.




* Traduction 2017 : finalement = au final.

Cosy

Bibliothèque, Chatsworth House, Derbyshire

Effusions